lundi 24 novembre 2014

Rio Bravo

Je suis fier de vous présenter mon nouveau dessin ! Enfin...

Reconnaissez-vous l'un d'entre eux ?



Ces deux cow-boys sont incarnés par le légendaire acteur américain John Wayne à gauche, accompagné de Dean Martin.
J'ai reproduit une image du film Rio Bravo (visible en fin d'article).

Ce film est un Western américain sorti en 1959 et réalisé par Howard Hawks tourné en couleur.
Il ne s'agit pas d'un western "Spaghetti" (Western européen qui connaitra plus de succès dans les années 60) dont nous connaissons tous au moins quelques-un (Il était une fois dans l'ouest, Le Bon La Brute le truand...), mais c'est un Western venu des Etats-Unis sur la fin de la période classique du genre.
Bon, je ne vais pas expliquer la différence entre ces deux périodes, je vais juste expliquer pourquoi j'ai aimé ce film.

Dans ce film, John Grant (John Wayne) est le shérif de ville Rio Bravo au Texas. Il a pour adjoints Dude, un alcoolique (Dean Martin) ; Stumpy, un  vieillard estropié (Walter Brennan), et par la suite Colorado (Ricky Nelson), un jeune tireur.

Après avoir commis un meurtre dans un saloon de la ville, Joe Burdette, frère du riche éleveur Nathan Burdette, est arrêté par le shériff. Nathan va donc encercler la ville à l'aide de ses hommes et va tout faire pour délivrer son frère.
Le shérif et ses trois adjoints, vont donc devoir attendre plusieurs jours avant que le shérif fédéral embarque l'assassin, tout en assurant leur arrière. Bien-sûr une histoire d'amour se rajoute à tout ça !

Mais ce qui m'a plu dans ce film, c'est la mise en évidence de l'amitié entre le shérif et ses 3 hommes qui se sauvent la vie plusieurs fois dans le film. Malgré parfois des échanges durs, on voit qu'ils tiennent l'un à l'autre.

Et puis l'alcoolisme de Dude aussi est un aussi un sujet important du film. Il lutte contre son alcoolisme qui a démarré plusieurs années auparavant après une rupture,  et il est passé d'une réputation de très bon tireur au surnom de « Borrachón » (" poivrot ").
En fait, il n'apparait pratiquement jamais saoul dans le film, il lutte pour ne pas boire et donc souffre de ses tremblements, ne parvient pas à se rouler des cigarettes. Il dit à Stumpy : "Regarde mes mains ! Je tremble un peu plus chaque jour  ! Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec des mains comme ça ?".
Dans une scène, une musique mexicaine mélancolique est jouée, et entendant cela, ne tremble plus et se rappelle à quel point il est tombé bas. Il se promet de ne plus jamais boire.



 Cette image est tirée de Google, mais on peut la retrouver à la 43ème minute du film, après que Dude, accompagné de John ait débusqué un assassin planqué dans le saloon.
John à Dude : "Je crois qu'on te laissera passer par la porte de devant maintenant."
Je trouve cette image superbe, car je pense qu'on peut deviner sans avoir vu le film que les deux hommes se respectent, et sont amis, de par leur posture, leur regard et leur sourire en coin, au delà du fait que l'un puisse donner des ordres à l'autre en tant que sherif.

Pour l'anecdote, Quentin Tarantino a avoué que Rio Bravo faisait partie de ses films favoris, donc
Allez le voir !! 

Ciao

lundi 10 novembre 2014

Benkei & Minamoto, sabre à deux lames


« Ce samouraï en tenue d’entraînement répète un mouvement d’attaque, muni de deux longs sabres. La tenue vague et souple présente un drapé ample qui enveloppe le corps et le dissimule presque entièrement. Seul le mouvement des bras est identifiable »

Voici un petit amuse gueule,
en attendant le prochain dessin qui me donne du fil à retordre en ce moment !
Mais promis, je pense que ça devrait être...magnifique réussi.

Reproduit à partir d'une revue de technique de dessin.

Au passage je remercie ma sœur qui m'a offert cette revue contenant ce modèle et d'autre techniques pour dessiner. 
Le cadeau qui te dit : et si tu essayais de t'y remettre ? Tu n'a peut-être pas perdu la main...
Pari gagné  ! 


IAM, sur son dernier album Art Martiens, a sorti une chanson titrée Benkei et Minamoto :



Ils rendent en fait hommage à deux célèbres samouraïs du folklore Japonais, à savoir Saitō Musashibō Benkei & Minamoto no Yoshitsune, ayant combattu ensemble au cours du XIIeme siècle.
La légende affirme que Benkei s'était posté sur le pont de Gojo à Kyōto, où il attaquait tous les hommes d'armes qu'il croisait, collectionnant ainsi 999 sabres. À son millième duel, Benkei fut vaincu par Minamoto. Après cela, il devint son vassal et se battit à ses côtés contre le clan Taira durant la guerre de Gempei. 


"Partis sur la terre de nos maîtres, affiner nos techniques 
Au milieu des bambous de pierre, la voie s’est révélée
Elle nous a enseignés comment avoir un style unique
A le polir sans cesse car rien n’est jamais parfait."


Ils moururent tous deux au combat, encerclés dans le château de Fujiwara no Motonari à Koromogawa.
Selon la légende, Benkei, transpercé de dizaines de flèches, aurait combattu debout jusqu'à la fin, et serait mort debout, restant figé dans cette position.

(Hmm... vive le copié collé.)

"Et si la chance vient à tourner quelque part sur la route
Aussi sur qu’on m’appelle Benkeï, ça ne nous arrêtera pas
Et quand leurs flèches voleront sur moi, je demeurerai debout
Et nous partirons, lui dans l’honneur et moi la clameur des combats"



On peut retrouver la légende de ces deux samouraïs dans l'ouvrage de Pascal Fauliot intitulé Contes des sages samouraïs. Je ne l'ai pas encore lu, une chose de plus à faire !

Je trouve l'ambiance générale du clip réussie, avec de superbes ralentis qui mettent en valeur la technique et la beauté de l'art martial.
Mais je trouve que la présence de Shurik'n et Akhenaton (les rappeurs) fait un peu tâche dans le magnifique jardin Japonais dans le sens où il y a un contraste dérangeant entre les gestuelles des rappeurs, et les mouvements amples et précis que décrivent les figurants et les sabres dans les ralentis.
 Ça ne va pas ensemble, à mon goût.

Et si vous voulez visiter ce parc, pas besoin d'aller au Japon ! C'est le jardin Japonais du parc oriental de Maulévrier (49).

Ils démontrent que le rap français n'a rien perdu de la beauté et la recherche textuelle, face au rap commercial d'aujourd'hui bling bling et sans fond (sans forme non plus...).

Voilà pour ma part,
restez curieux !
Ciao