lundi 10 novembre 2014

Benkei & Minamoto, sabre à deux lames


« Ce samouraï en tenue d’entraînement répète un mouvement d’attaque, muni de deux longs sabres. La tenue vague et souple présente un drapé ample qui enveloppe le corps et le dissimule presque entièrement. Seul le mouvement des bras est identifiable »

Voici un petit amuse gueule,
en attendant le prochain dessin qui me donne du fil à retordre en ce moment !
Mais promis, je pense que ça devrait être...magnifique réussi.

Reproduit à partir d'une revue de technique de dessin.

Au passage je remercie ma sœur qui m'a offert cette revue contenant ce modèle et d'autre techniques pour dessiner. 
Le cadeau qui te dit : et si tu essayais de t'y remettre ? Tu n'a peut-être pas perdu la main...
Pari gagné  ! 


IAM, sur son dernier album Art Martiens, a sorti une chanson titrée Benkei et Minamoto :



Ils rendent en fait hommage à deux célèbres samouraïs du folklore Japonais, à savoir Saitō Musashibō Benkei & Minamoto no Yoshitsune, ayant combattu ensemble au cours du XIIeme siècle.
La légende affirme que Benkei s'était posté sur le pont de Gojo à Kyōto, où il attaquait tous les hommes d'armes qu'il croisait, collectionnant ainsi 999 sabres. À son millième duel, Benkei fut vaincu par Minamoto. Après cela, il devint son vassal et se battit à ses côtés contre le clan Taira durant la guerre de Gempei. 


"Partis sur la terre de nos maîtres, affiner nos techniques 
Au milieu des bambous de pierre, la voie s’est révélée
Elle nous a enseignés comment avoir un style unique
A le polir sans cesse car rien n’est jamais parfait."


Ils moururent tous deux au combat, encerclés dans le château de Fujiwara no Motonari à Koromogawa.
Selon la légende, Benkei, transpercé de dizaines de flèches, aurait combattu debout jusqu'à la fin, et serait mort debout, restant figé dans cette position.

(Hmm... vive le copié collé.)

"Et si la chance vient à tourner quelque part sur la route
Aussi sur qu’on m’appelle Benkeï, ça ne nous arrêtera pas
Et quand leurs flèches voleront sur moi, je demeurerai debout
Et nous partirons, lui dans l’honneur et moi la clameur des combats"



On peut retrouver la légende de ces deux samouraïs dans l'ouvrage de Pascal Fauliot intitulé Contes des sages samouraïs. Je ne l'ai pas encore lu, une chose de plus à faire !

Je trouve l'ambiance générale du clip réussie, avec de superbes ralentis qui mettent en valeur la technique et la beauté de l'art martial.
Mais je trouve que la présence de Shurik'n et Akhenaton (les rappeurs) fait un peu tâche dans le magnifique jardin Japonais dans le sens où il y a un contraste dérangeant entre les gestuelles des rappeurs, et les mouvements amples et précis que décrivent les figurants et les sabres dans les ralentis.
 Ça ne va pas ensemble, à mon goût.

Et si vous voulez visiter ce parc, pas besoin d'aller au Japon ! C'est le jardin Japonais du parc oriental de Maulévrier (49).

Ils démontrent que le rap français n'a rien perdu de la beauté et la recherche textuelle, face au rap commercial d'aujourd'hui bling bling et sans fond (sans forme non plus...).

Voilà pour ma part,
restez curieux !
Ciao

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